La marche possible des courants

Gael Grivet, La marche possible des courants
Gael Grivet, La marche possible des courants
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A mi-chemin entre appareil photo et projecteur, l’objet comporte une optique de projecteur diapositives et une lampe de flash. La brieveté et la puissance de la lumière laisse à penser que c’est un appareil qui enregistre (graphique), mais on s’aperçoit que lors du millième de seconde de l’éclair, une image est projetée et en fait un appareil qui donne à voir (scopique). Le procédé repose ainsi sur la convergence en un même phénomène de deux termes antithétiques : graphie et scopie, l’un relevant de la mémoire, l’autre de la vision.

Santiago Ramon y Cajal avait un tempérament d’artiste mais son père, professeur d’anatomie, le poussa à faire des études de médecine. Il devint un éminent neuroscientifique et reçu le nobel de médecine en 1904. Les dessins de cellules nerveuses qu’il a put réaliser ne représentent pas la pensée mais indirectement son irreprésentabilité. La qualité esthétique des dessins de Cajal semble combler la frustration de ne pouvoir aller plus avant dans ce dévoilement scientifique.

L’installation est constituée de plusieurs «graphoscopes» montés sur pied, disposés de manière plus ou moins espacée. Ils projettent périodiquement les dessins de Cajal, en négatif. La périodicité est déterminée par la nécessité d’instaurer avec le spectateur un rapport dynamique. Il s’agit ainsi de créer un fil narratif qui relie un certain nombre d’informations entre elles, visuelles ou mentales ou même physiques puisqu’il induit que le spectateur est sollicité selon la manière dont il se déplace.

Installation, 2011
Divers matériaux, dispositif électronique
Dimensions variables
Projet Lauréat de la Bourse Lissignol, Chevalier et Galland pour les Arts Plastiques, CAC Genève.

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